l’abri mobile | the shelter

« rendez-vous au centre » – abri mobile – Prototype 1 – 2009

L’abri mobile a pour but de réunir les personnes dans une installation interactive qui encourage la compréhension, le respect et la promotion de la paix. Le concept en a été développé au cours d’une année de recherche et d’enquête avec le Musée du Régiment Royal de Montréal et des militaires canadiens, en collaboration avec les femmes migrantes  de l’Atelier des Petites Mains, qui reflète une vision commune de la Paix.

La structure exige la participation de 12 individus pour, ensemble, monter, assembler et faciliter un espace de  négociation et de collaboration.

Des anciens uniformes canadiens ont été transformés en gilets uniques, créant une petite armée de diversité. Ces vêtements sont prévus pour relier la tente, aux épaules du participant. À l’intérieur de chaque gilet, une étiquette indique les procédures nécessaires à suivre pour construire la sculpture. Chaque étiquette est imprimée dans une langue différente. La juxtaposition des langues représente l’idée que les gens de différents milieux doivent se réunir pour faciliter la promotion de la paix. Aujourd’hui ce sont 12 individus, indépendamment de leur appartenance ethnique, religieuse, ou de leur pays d’origine,  et autres différences, qui doivent s’unir pour soutenir cette structure.

La structure rappelle une yourte, en mongole, une ger, ce qui signifie “maison”. De l’Afghanistan à l’Iran, on retrouve différentes versions de cette maison nomade transportable. Bien que simple, elle est parfaitement conçue. Cette tente, tout comme une yourte, peut être aisément montée et démontée. L’artiste en a eu l’inspiration à l’occasion d’une rencontre avec des militaires réservistes au cours de laquelle elle a eu la chance de les observer en train de démonter paisiblement leur camp sur le Mont-Royal. Elle a interprété ce rituel de démontage comme un geste marquant  à la fois la fin et le renouveau de quelque chose. La forme de la tente ainsi que son rituel d’assemblage incarnent un style de vie centré. De bien des façons, la vie d’un soldat, d’une femme migrante ou d’une personne en fuite ressemble à celle d’un nomade. La yourte est l’ingénieuse réponse à ce besoin d’équilibre et de stabilité.

L’abri a été fabriqué en majorité avec des matériaux réutilisés. Le tissu provient d’un vieux parachute cargo qui a été probablement utilisé pour lancer des approvisionnements d’armements et/ou d’aide humanitaire. Il agit maintenant en tant qu’espace universel pour encourager et pour engager les participants dans la coexistence de paix. Une fois à l’intérieur de la sculpture, l’espace fournit un instant de tranquillité. Cependant, une fois relié à la tente, chaque participant se rend compte que la paix n’est pas obtenue facilement. En partageant le poids et la responsabilité de tenir l’objet droit, les individus peuvent réaliser à quel point les efforts combinés de chacun permettent de construire un environnement durable. La paix pourra alors se réaliser et prendre tout son sens en conciliant effort individuel et effort collectif. À travers cette expérience de collaboration, nous apprenons qu’avec l’espoir, l’effort, et la coopération de tous, nous pouvons réussir à construire un monde de respect et consensus — la paix devient enfin possible.

garment label french / englishabri mobile in park

“let’s meet in the middle”: 1/1 portable shelter prototype 2009

The portable shelter attempts to unite people in an interactive installation to encourage understanding, respect, and the promotion of peace. The concept was developed throughout a year of research and investigation with the Royal Montreal Regiment Museum, members of the Canadian military and in partnership with immigrant women at Petites-Mains to reflect our common vision for peace.

The structure demands the participation of 12 individuals to come together to assemble and facilitate a space for negotiation and collaboration.

Used Canadian uniforms have been transformed into unique vests, creating a small army of diversity. These garments are intended to help connect the tent to the participants’ shoulders. Inside each vest, a label indicates the procedures necessary to construct the sculpture. Each label is printed in a different language. The juxtaposition of the languages is intended to represent the fact that people from diverse backgrounds must come together to facilitate the promotion of peace, just as in this installation 12 individuals, regardless of ethnicity, religion, gender, or country of origin, must come together to support the structure.

The structure resembles a “yurt” or in Mongolia a “ger” meaning home. From Afghanistan to Iran different versions of this transportable nomadic home can be found. These homes are simple, yet profoundly well designed. Like a yurt this tent can easily be assembled and disassembled. The artist was inspired by a chance encounter where she witnessed the calmness of military reservists taking down their camp on Mount Royal. She saw the ritual of folding the tent as both a gesture of things coming to an end and of new beginnings. The form of the tent and the ritual of its assembly embodies a “centered lifestyle”. In many ways, the life of a soldier, an immigrant woman, or someone fleeing instability, mimics the life of a nomad. The yurt is ingenious because it serves as a portable home fulfilling a need for balance and stability.

The shelter was built mostly from recycled materials. The fabric comes from an old cargo parachute that was likely used for dropping weaponry and/or humanitarian supplies. It now acts as a multipurpose space to encourage a more peaceful co-existence. Once inside the sculpture, one feels the calmness the space provides. However, when attached to the tent, each participant realizes that peace is not easily obtained. Through sharing the weight and responsibility of holding the object upright, each individual comes to understand that it takes everyone’s combined effort to build a sustainable environment. This can only be achieved one individual at a time, yet all must work together. Through this collaborative experience, we learn that with hope, effort, and cooperation we can build a world of respect and understanding – we can believe that peace is possible.

The Opening | Le Vernissage

the show | l’expo

Invite pour la Paix

The Exhibition is UP et OUVERT!

June 17 – 30th, 2009 | 17 – 30 juin 2009

Diagonale : Centre des arts et des fibres du Québec

With so much planning and preparation going on for the current show, there hasn’t been much time to update the project’s blog in a while. Over the next two weeks I plan to post images of the opening, the performance and of the final work produced.

For now I would like to extend many thanks to everyone who has helped make this project possible! If you are in Montreal, do stop by for a visit.

You are also invited to check out  www.woventhreads.org to read about other past and recent projects.

My newest project requires collecting thousands of clothing tags in an effort to discuss globalization and the changes this may bring to Cuba. If you have tags you would like to donate to this project or if you would like to know more feel free to contact me at info@woventhreads.org

thanks you | merci

the decision / la decision

the conceptafter three months of intensive research, collaboration and discussion a final decision has been made. Through the ideas developed with the immigrant women and using the recycled military material, we aspire to create a “uni-shelter”. A tent-like object that requires the participation of humans to function.  The shelter emphasizes our reflections on peace promotion through understanding. The dome-like structure does not have wall supports to keep the object standing independently. Instead, the dome rests on the shoulders of the participants.  This interactive component represents the responsibility we all must accept if we are to achieve and maintain peace. In addition each woman is recreating an object from thin the makinge military garments. I can’t wait to see everything unfold!

***

Après une période de recherche, nous avons décidé de construire un abri qui souligne nos réflexions sur la promotion de la paix. La structure ronde et transportable n’a pas d’appui au mur pour se tenir debout indépendamment. Au lieu de cela, le dôme repose sur les épaules des participants. Ce geste interactif représente la responsabilité de chacun si nous espérons réaliser et maintenir la paix.

lets meet in the middle

la rencontre

Depuis le début de ce projet, mes interactions avec les femmes et le régiment de Montréal me humilié beaucoup. Cette expérience m’a permise de voir le côté humain de chacun, de comprendre leur perspective et pourquoi il a suivi telle parcours. J’apprécie leur gentillesse de chacun d’accueillir une artiste. Depuis un peu de temps, les femmes ont montré un grand intérêt pour rencontrer les personnes du régiment ainsi j’organise cet événement pour réunir ces deux groupes. Leçon : si vous pouvez enlevez des murs qui nous maintiennent la distance – des individus pouvez réunir et découvrir qu’il y a très peu qui nous rend différents – sincèrement, nous nous luttons tous dans la vie de manières semblables. Notre travail en tant qu’artiste est de frapper sur ce mur et d’être présent.

Montréal – « petites mains pour la paix » a rassemblé un groupe de femmes immigrantes pour une rencontre avec des militaires canadiens du Royal Montreal Regiment (RMR) pour parler de la paix ce vendredi passé. Ce projet de six mois a commencé en février et essaie de créer un dialogue important de la paix avec ces deux groupes. Cette rencontre était en deux parties. Premièrement, une discussion intime a eu lieu pour montrer le côté humain de chaque individu. Ensuite, le Troisième Espace Playback de Montréal est venu pour faciliter un dialogue à partir des histoires racontées au sujet de la paix à travers le théâtre playback.

Voici des commentaires et des images de l’événement :watching performance

Ariella Assouline, thérapeute par les arts : « L’expérience de travailler avec cette groupe de femmes est vraiment géniale. Je n’arrête pas d’être impressionnée par leur sens d’ouverture et par leur volonté pour essayer les nouvelles choses. Ce groupe a une énergie créatrice remarquable, jumelée avec un vrai sens de chaleur et d’empathie, ce qui crée une dynamique très originale. »

Participante Amal Bencheqroun (du Maroc) : « La rencontre, la connaissance, pour ne pas dire la découverte de Jenna a été bénéfique pour moi et pour tout le groupe travaillant avec elle, à l’entreprise Petites-Mains. Son activité nous a permis d’apprendre à communiquer, à échanger et à mettre en pratique le langage universel : celui du geste, du corps, et de l’affinité ; dans un petit monde représentant modestement l’O.N.U. Car dans cette unité, le monde entier est représenté : toutes les langues, toutes les religions, se côtoient pour construire le monde de demain.

Nous remercions la Directrice, le Directeur, et tout le personnel de Petites-Mains et particulièrement mademoiselle Jenna qui a mis ce train en marche avec la troupe Troisième Espace Playback de Montréal, avec la participation du corps militaire Canadien du RMR : par une création théâtrale traduisant sur scène les angoisses, les besoins, et les espoirs des immigrants travaillant dans une perspective d’établir la paix dans ce monde de conflit. »

Participante Meenakshi Kumar (de l’Inde) : « J’ai rencontré les militaires et j’étais très heureuse. Quand nous avons décidé que les militaires canadiens vont venir, nous étions toutes très contentes. J’ai parlé à mon mari et mes enfants et j’attendais ce vendredi pour son arrivée. Je pense que les militaires canadiens ne veulent pas combattre mais ils veulent travailler pour la paix. Je souhaite que tous les pays aient ce même but pour la paix. J’ai partagé avec chacun au sujet de mon pays et j’ai apprécié entendre chacun parler de leur pays. J’ai également aimé entendre comment les militaires canadiens s’exercent. Il est bon que les différentes personnes se réunissent et parler pour la paix. Le combat n’est pas bon. Si nous voulons créer la paix nous devons parler et nous asseoir ensemble. J’étais très heureux de faire partie de ce projet. »

group photo with RMR, theatre and some of the women SM2Lt. Delplace du RMR : « L’expérience d’aujourd’hui était grande et très intéressante pour partager des histoires avec les femmes. Beaucoup viennent des milieux très durs et ont lutté pour arriver finalement au Canada à la poursuite d’une meilleure vie. Pour ceci je suis inspiré et fier de servir en leur nom de futurs citoyens canadiens. »

Capitaine Mike Finner du RMR : « J’ai vraiment apprécié l’interaction avec les femmes immigrantes et les acteurs. Elle était particulièrement émouvante pour entendre parler des expériences de nos immigrants au Canada. Ma famille a été ici depuis cinq générations et a certainement eu des périodes approximatives dans le passé ; malheureusement beaucoup de ces expériences sont encore partagées par les immigrants d’aujourd’hui. »

Lucy Lu, membre de troisième Espace Playback de Montréal : « Les femmes aux Petites-Mains ont partagées avec nous leurs pensées, sentiments et histoires au sujet de leurs vies comme femmes, de leurs expériences comme immigrantes, comme mères et comme individus essayant de s’améliorer pour créer un futur plein d’espoir. En présence des professionnels militaires canadiens, ils ont donné un visage humain à la politique de la guerre et le conflit, l’exclusion et la discrimination ont basé sur la race et le sexe, et la lutte pour faire une vie de la paix en dépit des difficultés. Ces femmes étaient généreuses avec leurs histoires et leur soutien de l’un de l’autre. C’était un privilège d’entendre et jouer leurs histoires par le théâtre de playback. »

the encounter

Since beginning the project “petites mains pour la paix” my interactions with both the women and the Montreal regiment have been humbling. This experience has allowed me to see the human-side, to understand each person’s perspective and why someone would choose to make the decisions they have. I appreciate everyone’s openness to have an artist hang around a military base or in the sewing room, to allow me to be present, ask questions and gather inspiration. The women have shown a great interest in meeting the people who make up the regiment so we have organized this event to bring these two groups together to create a tangible dialogue.

The lesson I have learned from doing this work: if you can break down the walls that keep us apart – individuals can get together and discover that there is very little that makes us different – truthfully, we are all struggling along in similar ways. Our job as the artist is to knock on that wall and be present. I am honoured to be part of this process.

Montreal – “petites mains pour la paix” united a group of immigrant women together with members of the Royal Montreal Regiment (RMR) for a discussion about peace this past Friday. This 6-month-project began in February and attempts to create a necessary dialogue for peace between these two diverse groups. This meeting took place in two parts. First, an intimate discussion was held between the two parties to break down barriers and show the human side of each individual. Next, the Third Space Playback Theatre Company was invited to facilitate a peace-oriented dialogue through re-enactments of the participant’s stories in their struggles for peace with the use of playback theatre techniques.

Click below for some images and feedback from the event.

Areilla Assouline, Art Therapist, Project Advisor: “Working with this group of ladies has been such a wonderful experience. I have been constantly amazed at their openness and willingness to try new things. This group has an incredible level of creative energy, which paired with a genuine sense of warmth and empathy, makes this dynamic really special.”

Participant, Amal Bencheqroun (from Morocco): “This meeting and the stories shared were beneficial to me and the entire ‘petites mains pour la paix’ at Petites-Mains. This activity enabled us to learn how to communicate, exchange and put into practice the universal language: that of gesture, the body, and affinity; in a small world modestly representing the United Nations. In this gathering, the whole world is represented: all the languages, all the religions, we are next to each other to build the world of tomorrow. Together, a theatrical creation translating our anguishes, needs, and hopes were developehandsd in an effort to establish peace in this world of conflict.”

Participant Meenakshi Kumar (from India): “I met the military and was very happy. When we decided the Canadian military were coming, we were very excited. I talked to my husband and children and was waiting for this Friday to arrive. I think the Canadian military do not want to fight but want to work for peace. I wish all countries would have this same goal. I shared with everyone about my country and liked hearing everyone talk about their countries. I also liked hearing how the Canadian military trains. It is good for different people to meet and talk for peace. Fighting is no good. If we want to create peace we must talk and sit together. I was very happy to be part of this.”

2Lt. Delplace of the RMR: “Today’s experience was great and very interesting to share stories with the women. Many come from very harsh backgrounds and have struggled to finally arrive in Canada in the pursuit of a better life. For this I am inspired and proud to serve on their behalf as future Canadian citizens.”

Capt. Mike Finner of the RMR: “I really enjoyed the interaction with the immigrant ladies and the actors. It was especially touching to hear about the experiences of our immigrants to Canada. My family has been hea dialog for peacere for five generations and has certainly had rough times in the past; unfortunately a lot of those experiences are still shared by today’s immigrants.”

Lucy Lu, Member of the Third Space Playback Theatre Company: “The women at Petites-Mains shared with us their thoughts, feelings and stories about their lives as women and their experiences as immigrants, as mothers and as individuals trying to better themselves to create a hopeful future. In the presence of Canadian military professionals, they gave a human face to the politics of war and conflict, exclusion and discrimination based on race and gender, and the struggle to make a life of peace despite hardship. These women were generous with their stories and their support for each other. It was a privilege to hear and play out their stories through playback theatre.”

“petites mains pour la paix”

petites mains pour la paixEN FRANÇAIS : Depuis le mois de février je monte le projet “petites mains pour la paix” avec un résidence d’artiste à Petites-Mains, un organisme à Montréal qui assiste des femmes immigrantes à integrer dans la société Québécoise. Avec l’artiste thérapeute, Ariella Assouline, nous nous organisons une séance avec un groupe des femmes en formation à Petites-Mains chaque vendredi. Les mardis soirs, je visite la base militaire du RMR pour rencontrer des personnes et apprendre l’histoire du régiment dans le RMR Musée.

LE PROJET : “petites mains pour la paix” est une occasion unique de rassembler des femmes immigrantes, des militaires et des artistes. Par une résidence d’artiste à l’organisme Petites-Mains avec des femmes immigrées, Jenna MacLellan cherche à développer en collaboration d’art pour la paix créée à partir d’uniformes militaires recyclés. Le projet rassemblera des individus des communautés diverses et créera un dialogue constructif entourant la promotion de la paix.

COMMENT CE PROJET A COMMENCÉ : Pendant un matin froid d’hiver, je marchais dans le parc Mont-Royal à Montréal. Je me suis arrêtée  pour observer un groupe de jeunes soldats canadiens fermant leur terrain de camping d’entraînement militaire. Les hommes et les femmes ont détruit la tente dans le silence, pliant lentement le matériel. Ils m’ont inspirée. Cet acte de plier la tente et de la faire partir était un geste vers la paix.

En 2008, je suis entrée en contact avec Petites-Mains et un régiment de Montréal pour créer un projet au sujet de la paix. Petites-Mains a accepté de m’accueillir en tant qu’artiste comme une artiste en résidence et de fournir un groupe de femmes. Le régiment a contribué une cinquantaine d’uniformes militaires pour fabriquer une œuvre d’art avec l’inspiration des femmes immigrantes en formation de couture industrielle. Avec une Artiste Thérapeute, nous avons appliqué et nous anons reçu une bourse du Conseil des Arts du Canada.

Une exhibition de l’œuvre finale de cette collaboration aura lieu cet été à Montréal. La date et le lieu seront bientôt annoncés. Pour plus de renseignements de ce projet continue à visiter ce blogue woventhreads.wordpress.com et vous pouvez aussi visiter www.woventhreads.org

petites mains pour la paix

IN ENGLISH: Since this February I have begun working on the project “petites mains pour la paix” (little hands for peace) with an artist residence at Petites-Mains, an non-profit organization in Montréal who assists immigrant women integrate into Québec society. With the Art Therapist, Ariella Assouline, we organize a weekly workshop with the women here surrounding issues of peace. On Tuesday nights I visit the RMR military base to meet the personnel and learn the history of the regiment in the RMR Museum.

THE PROJECT: “petites mains pour la paix” is a unique opportunity to bring together immigrant women, the military and artists. Through an artist residency at Petites-Mains with immigrant women, Jenna MacLellan is collaboratively developing an art work with the use of recycled military uniforms that promotes peace.The project will bring together individuals from diverse communities and create a constructive dialogue surrounding the promotion of peace through art.

HOW THIS PROJECT BEGAN: One cold winter morning, I was walking through Mount-Royal Park in Montreal. I stopped to watch a group of young Canadian soldiers taking down their military training campsite. The men and women took the tent down in silence, slowly folding the material. The moment was moving. Their act of folding the tent and putting it away was a gesture towards peace.

In 2008, I contacted Petites-Mains and a Montreal Regiment to create a project about peace last year. Petites-Mains agreed to host me as an Artist in Residence and to work with a group of women. The Regiment donated approximately 50 military uniforms to construct an object for peace with the immigrant women learning industrial sewing. Together with an Art Therapist, we applied and received funding from the Canada Council for the Arts.

An exhibition of the final art piece will take place this summer in Montreal. The date and location are soon to be announced. For more information on this project continue to visit this blog woventhreads.wordpress.com for updates or  you visit www.woventhreads.org